Marie Dauguet

Aquarelle

Frissons

Aquarelle

Dans la douceur des étangs lents,
Dans la torpeur morne des joncs,
Passent avec des cris dolents
Les cigognes et les hérons.

Leur vol monotonement bouge,
S’élevant des marais sauvages,
Et traverse la lune rouge
De son fantastique sillage.

Sur l’ombre tépide qui dort
Figée à l’abri des roseaux,
Comme pour y pêcher la Mort,
La lune a tendu son réseau,

A tendu son sanglant réseau
Pour y pêcher la Mort qui bouge
Et dresse sur le disque rouge
Sa forme parmi les roseaux.

Par l’Amour, 1904.



24/08/2012
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