Marie Dauguet

Le tombeau

Le sens de la vie

 

Le tombeau

 

Le silence des sons, des lignes, des couleurs

S'est fait intensément, plus de folles lumières,

D'arcs-en-ciels en marge des rivières

Brouillant parmi les jonces leurs bleuâtres pâleurs.

 

Telle la vanité des couchants de cinabre,

Dont l'ultime reflet nous blesse comme un heurt,

Eteint par les marais son feu qui se délabre

Et trébuche et s'efface, - ô mon âme tu meurs!

 

La splendeur a décru dans l'ombre des vallées

Du jour insatiable et comblé de tourment

Et la terre s'étend pareille au mausolée

Où Juliette repose aux bras de son amant.

 

Par l'Amour, 1904.



17/08/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres