Marie Dauguet

(Vois l'aurore...)

Printemps

 

(Vois l'aurore...)

 

Vois l'aurore tremper les feuilles des mélisses,

La libellule errer au bord frais des calices,

Mêlant aux iris d'or son vol phosphorescent.

 

La grive a retrouvé ses pipeaux idylliques,

L'écho confusément lui donne la réplique,

Le jour s'effeuille ainsi qu'un églantier naissant.

 

Comme il est éphémère et suave de vivre!

Est-ce ta bouche encor dont la langueur m'envivre,

Est-ce ton regard vert aux moires de l'étang?

 

Mais rien ne peut mourir des baisers que l'on donne

Et quand le temps cruel et faux nous abandonne,

Ils fleurissent en nous comme un divin printemps.

 

Par l'Amour, 1904.



14/08/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres